Bibliolab


À PROPOS


BIBLIOLAB

CONNEXION EN RÉSEAU DES BIBLIOTHÈQUES
[TÉLÉPRÉSENCE ET IMMERSION]

« Être présent, ailleurs. » Bibliolab est un projet qui vise à connecter les bibliothèques de la ville de Montréal pour favoriser les rencontres et interactions entre les citoyens. L’implantation d’un dispositif immersif de téléprésence* permet aux usagers distants de partager simultanément des expériences culturelles, pédagogiques, et collaboratives. Des technologies simples d’utilisation, qui ouvrent les portes de l’imagination, et approfondissent la connexion humaine.

Dans le cadre de ce projet, la SAT travaille conjointement avec les bibliothèques Frontenac et Père-Ambroise, situées dans l’arrondissement de Ville­-Marie. Ce partenariat permet de valoriser les technologies de téléprésence (Scenic) développées au sein du Métalab de la SAT, au profit de la société. Il s’inscrit par ailleurs dans la vision des bibliothèques du 21ème siècle, ayant pour but d'améliorer les services aux citoyens grâce aux nouvelles technologies.

Lorsque deux lieux sont connectés avec Bibliolab, l’espace d’un lieu se prolonge dans l’autre. Les groupes distants se voient et se parlent comme s’ils étaient dans le même espace, pour interagir et collaborer malgré la distance. Cela permet d’organiser une heure du conte rassemblant des enfants de deux quartiers différents, où deux bibliothécaires peuvent raconter une histoire, poser des questions et projeter des images du livre en grand format au bénéfice de tous. De la même manière, il est possible de partager de la musique, des formations, et même de jouer ensemble.

Le projet est mené selon une approche ouverte et collaborative qui implique les usagers et partenaires lors d’ateliers créatifs et de séances d’expérimentations, afin de guider le projet tout au long de son développement.

*La téléprésence permet à l’usager de franchir la distance et d’être « présent ailleurs », grâce à des technologies qui donnent l’impression de partager simultanément une expérience qui a lieu dans deux lieux distants à la fois.

HISTORIQUE

Bibliolab a commencé en 2016 dans une volonté d’apporter les technologies de connexion à distance au sein des bibliothèques pour mettre en valeur et démultiplier ces réseaux de partage et de connaissance. La première année du projet (2016-2017) a été exploratoire et expérimentale pour tester et évaluer de multiples scénarios d’interaction, de matériel multimédia et de configurations spatiales afin de fixer une scénographie optimale.

La deuxième année (2018) a permis d’automatiser les périphériques et de développer une application web pour allumer et contrôler le dispositif simplement. Cette deuxième année se clôture par une présentation au grand public dans le cadre de la Semaine des bibliothèques publiques du Québec. Deux dispositifs Bibliolab seront installés dans les bibliothèques Frontenac et Père-Ambroise du 20 au 27 octobre 2018, et les partenaires du projet offriront un programme d’activités varié.

Pour en savoir plus sur le développement du projet, rendez-vous dans la section Journal de bord .

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PARTENAIRES


*Le projet bénéficie d’une aide financière gouvernementale provenant du Secrétariat à la région métropolitaine du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire par l’entremise du Fonds d’initiative et de rayonnement de la métropole. Il bénéficie également d'une aide financière de la Caisse de la Culture Desjardins et de la ville de Montréal.

En partenariat avec Ablblalab, Bibliothèques et Archives nationales du Québec (BAnQ), la Bibliothèque Frontenac, la Bibliothèque Père-Ambroise, la Bibliothèque St-Sulpice, Campus SAT et Violon de Jos.

JOURNAL DE BORD



Bibliolab se développe au fil de trois itérations, chacune articulée autour de trois types d’activités:

  • Un atelier créatif où le personnel de bibliothèque et des citoyens sont réunis pour partager leur expérience et faire part de leurs intentions communes à l’équipe de développement de projet ;
  • Une phase de développement : Suite à cet atelier, l’équipe de développement composée de designers, de programmeurs, et d’intégrateurs technologiques, conçoit et met en oeuvre une expérience ;
  • Des tests : Cette expérience est ensuite testée lors de séances d’expérimentation avec les usagers impliqués dans le projet (personnel de bibliothèque et citoyens).

Itération 1 - Conception & prototypage 

Atelier 1: Exploration des usages (février 2016)

Comment les bibliothèques peuvent-elles profiter au mieux de la combinaison téléprésence + immersion explorée avec la SAT? Pour réfléchir à cette grosse question de Bibliolab, le premier atelier a rassemblé 12 participants (8 personnes travaillant dans des bibliothèques montréalaises et 4 citoyens).

Après une présentation du projet et des idées de technologies à mobiliser, les participants ont imaginé plusieurs usages possibles. Bibliolab pourrait par exemple permettre des animations connectées et enrichies par des décors immersifs (comme une heure du conte, une conférence, etc.), ou bien des activités de participation citoyenne, ou encore des formations pratiques (comme du bricolage ou du tricot).

Chaque bibliothèque serait transformée en un point d’entrée dans le réseau de plusieurs bibliothèques québécoises. Grâce à Bibliolab, les bibliothèques pourraient ainsi augmenter leur fréquentation mais aussi faciliter l’accessibilité à certaines de leurs activités notamment pour les personnes à mobilité réduite.

Tests 1: Interactions individu-individu et individu-groupe (mars 2016)

Pour les premiers tests, nous avons décidé de nous concentrer sur les interactions entre deux individus à distance et d’un individu à un groupe à distance. Nous nous pencherons sur les interactions de groupe à groupe lors de la deuxième itération.

Avec ces premières expérimentations, nous voulons surtout tester les 2 aspects principaux du dispositif:

  • Le matériel technologique : comment disposer les caméras, écrans, micros, haut-parleurs nécessaires à la captation vidéo et audio sans trop encombrer l’espace et dévier l’attention?
  • Les usages pressentis : est-que des expériences d’heure du conte, de conférence ou encore de formation individuelle au tricot fonctionnent bien dans cette configuration à distance et en immersion?

Le défi principal s’est révélé être le sentiment de présence à distance : pour que les individus à distance aient bel et bien l’impression d’être en présence les uns des autres, l’image et le son doivent être de la meilleure qualité possible. L’image de la personne à distance doit aussi être le plus possible à taille humaine et favoriser un contact visuel qui permette de se voir les yeux dans les yeux même à distance.

Le contenu visuel immersif dans lequel les participants étaient plongés a été bien apprécié, les animateurs ou formateurs ont d’ailleurs partagé leur frustration de ne pas avoir été plongés dans la même immersion! Nous retenons donc que la symétrie de l’expérience est importante: chaque espace à distance devrait être baigné dans les mêmes images immersives pour que tous puissent en profiter pleinement.

1er test d'individu à individu: une animatrice de bibliothèque présente des documents à un citoyen.

2ème test d'individu à individu: une artiste forme une citoyenne au tricot.

1er test d'un individu à un groupe: un conférencier présente un projet immersif à un groupe de 6 citoyens.

2ème test d'un individu à un groupe: une conteuse raconte l'histoire de Attatruc 1er à une classe de dix enfants.

ITERATION 2 - RAFFINEMENT ET PROTOTYPAGE

Atelier 2, avril 2016: Scénarios d'usages à fort potentiel

Suite aux tests du mois de mars, nous avons souhaité explorer plus en détails comment utiliser au mieux la téléprésence (le fait d’être connectés entre espaces à distance) et l’immersion (être plongés dans des images à 360° sur les murs autour de nous). Avec sept personnes qui avaient déjà participé au premier atelier et à un des tests du mois de mars, les idées fusent. La téléprésence est une expérience à apprivoiser: il faudra prévoir des scénario qui facilitent les interactions entre espaces à distance.

L’immersion quant à elle est attirante, elle aide à se plonger dans une ambiance, à entourer le public d’un contenu qui peut enrichir l’activité. Le défi va être de réaliser un savant mélange entre téléprésence et immersion pour trouver l'équilibre qui permettra des interactions de qualité dans un environnement immersif enrichissant sans être trop envahissant ou perturbant. Tout cela en prévoyant une utilisation la plus simple possible du dispositif pour que les bibliothèques puissent utiliser Bibliolab en toute facilité. De belles pistes de développement pour cette deuxième itération...

Tests 2, juin 2016: Interactions groupe-groupe
 

Après le deuxième atelier, l’équipe de la SAT a créé un prototype de ce qui permettra de suspendre au plafond les six projecteurs nécessaires à la projection du contenu immersif. On lui donne le petit nom de “couronne de projecteurs”. Ils projetteront autant le contenu immersif sur les murs que l’image du groupe (ou du présentateur) à distance sur l’écran. D’ailleurs pour les écrans, nous avons opté pour une version “allégée” technologiquement étant donné que les bibliothèques devront manipuler très facilement le matériel: ce ne seront pas des écrans télévisés mais des “paravents”, de grands tableaux blancs faits sur mesure pour que les personnes qui apparaissent dessus aient une taille humaine réelle.

Cette deuxième vague d’expérimentations nous permet donc de tester ces supports. En même temps, c’est le moment de tester comment interagir entre deux groupes -- avec tous les enjeux de son que les interactions collectives impliquent. Comme la technologie devra à terme être la plus discrète possible, nous voulons trouver une façon de relever le défi technique du son sans que ceux qui prennent la parole n’aient à porter de micro. Ces expérimentations valident que le défi est grand! Au fil d’un jeu de devinettes, nous réalisons également que ce n’est pas si facile d’interagir entre espaces à distance naturellement, un chef d’orchestre serait bienvenu.

Une discussion entre deux groupes de 4 participants:

Un jeu de devinettes entre deux groupes de 5 participants:

ITERATION 3 - MISE EN CONTEXTE REEL

Atelier 3, juillet 2016: Scénographie

Pour concevoir et prototyper la meilleure expérience de Bibliolab, il est temps d’explorer davantage la question de la scénographie. Avec sept participants qui avaient participé aux expérimentations précédentes, cet atelier du mois de juillet a permis de tester différentes configurations de l’espace, de jouer avec trois formats de paravents de projection, et d’évaluer plusieurs types de contenus immersifs.

Pour que l’expérience de téléprésence soit complète, il ne faut pas seulement que chaque public voie l’animateur même s’il n’est présent que dans un seul des deux espaces. Les deux publics eux-mêmes gagnent à être en présence l’un de l’autre. Mais comment disposer les publics? Côte-à-côte, face-à-face, “superposés” comme dans un théâtre à l’italienne? Nous testons plusieurs options pour trouver où placer le paravent qui montre le public en téléprésence. Chaque configuration a ses avantages et ses inconvénients, ou plutôt chaque configuration correspond davantage à un usage qu’à un autre. Par exemple, lors d’une conférence où le public est plus à l’écoute qu’en interaction, la meilleure configuration est celle où les publics sont côte-à-côte ou bien superposés “à l’italienne” pour que l’animatrice puisse voir l’ensemble de son public -- celui présent physiquement et celui à distance sur le paravent. En revanche, quand vient le moment de discuter, c’est plus intéressant de positionner les deux publics face-à-face pour que le dialogue soit plus naturel.

Ce que l’on retient surtout, c’est qu’il n’y aura pas seulement un type d’expérience Bibliolab. Autant la configuration de l’espace que le contenu immersif dépendront du genre d’activité proposé. La flexibilité du dispositif est donc essentielle: position des paravents, position des caméras, installation des publics et de l’animatrice/teur, tout doit pouvoir bouger!

Tests 3 - février 2017: In situ, la Bibliothèque Frontenac et la SAT en téléprésence
 

Le moment des tests en bibliothèque est enfin arrivé! Pour l’occasion, c’est la Bibliothèque Frontenac qui se prête au jeu. Elle va être connectée à une salle de la SAT où chaque animatrice présentera son activité (d'abord une conférence, puis une lecture publique et enfin une heure du conte). Le public de la Bibliothèque Frontenac pourra y assister en simultané dans une salle dédiée à Bibliolab: le contenu immersif apparaîtra sur tous les murs et l’animatrice ainsi que le public à la SAT apparaîtront sur le paravent de projection.

Ces expérimentations commencent avec un peu de retard par rapport à ce qui était prévu initialement: le développement technologique prend un peu plus de temps, la bibliothèque Frontenac fait peau neuve avec de nouveaux tapis qui nous aideront à avoir une bonne acoustique, des aléas de connexion internet nous mettent aussi quelques bâtons dans les roues pour ce moment tant attendu. La série de tests commence finalement en février.

Au programme :

  • Une conférence donnée par Louise Pothier, archéologue au Musée Pointe-à-Callière ;
  • Une lecture publique dans une ambiance d’aurores boréales donnée par Diane Richer de la bibliothèque Père Ambroise ;
  • Une heure du conte vive et participative animée par Christine Thibault-Béland de la bibliothèque Frontenac avec deux classes d’enfants âgés de 9 à 11 ans ;

Ces trois séances ont eu leur lot de petits problèmes techniques, de petites victoires et de certaines déceptions aussi. Par exemple, mis à part pour l’heure du conte où les publics étaient immergés dans des images du Petit Chaperon Rouge à la manière de Minecraft, on a reproché aux deux autres séances de ne pas proposer un contenu suffisamment immersif. En effet, la présentation de Louise Pothier du Musée Pointe-à-Callière ne se distinguait pas assez de la forme habituelle d’une présentation, l’immersion n’ajoutait pas particulièrement de valeur à la façon de présenter le contenu.

Et les aurores boréales pendant la lecture de Diane Richer n’étaient pas assez visibles (la lumière du matin nous a porté plus de préjudice que ce à quoi nous nous attendions!). Par ailleurs, force a été de constater que les interactions à distance n’avaient pas seulement besoin d’une configuration en face-à-face pour émerger de façon naturelle: de la même façon que dans une discussion de groupe, on a besoin de briser la glace et de quelqu’un pour animer la discussion, Bibliolab a besoin d’un chef d’orchestre et de règles du jeu données dès le début. L'heure du conte a pour cela été une réussite: disposés en arc-de-cercle, les enfants pouvaient plus facilement interagir. Et les échanges étaient vifs grâce à la forme que Christine a donnée à l'activité. En effet, elle a interpellé les deux groupes tout au long du conte pour même finir par créer ensemble leur propre version du Petit Chaperon Rouge.

Lors de cette première année de Bibliolab, nous nous sommes concentrés à développer un dispositif qui permette de connecter différentes bibliothèques pour partager une même activité de façon “augmentée” par la téléprésence (des publics peuvent y assister malgré la distance) et l’immersion (ils sont plongés dans l’ambiance de l’activité). Mais l’ensemble de ces tests, et surtout ceux de février en bibliothèque, nous invitent à faire un pas plus loin: concevoir une expérience Bibliolab où la téléprésence et l’immersion transforment des activités habituelles en bibliothèque.

Pour profiter au mieux de cet alliage de technologies, il faut non seulement être guidé pour en faire une belle expérience mais aussi repenser certaines activités. Comment réinventer une lecture publique, une heure du conte, une conférence ou un atelier de formation par la téléprésence et l’immersion qui impliquent des règles du jeu particulières? Plutôt que de s’en tenir à augmenter l’expérience habituelle de ces activités, la poursuite de Bibliolab se fera dans l’optique de créer toutes les clés pour faire vivre ces expériences réinventées par la téléprésence et l’immersion. A suivre…

La première phase du projet Bibliolab, qui avait débuté lors de l’atelier du 11 janvier 2018, s’est terminée en beauté avec 3 séances de tests impliquant des partenaires et des usagers variés pour expérimenter et évaluer les derniers développements du projet. Cette phase dont le thème principal était l’interaction nous a permis d’adresser plusieurs problématiques et de faire des choix stratégiques pour faire avancer le projet. Ainsi nous avons finalisé la scénographie de l’expérience Bibliolab, mis en place 2 espaces connectés à la SAT, validé le choix des périphériques d’interaction et testé différents outils de création et d’édition de contenu interactifs et/ou collaboratifs.

Nous démarrons à présent la deuxième phase du projet qui se déroulera d’avril à juin et dont l’objectif principal est de mettre sur pied des stations Bibliolab utilisables par le personnel de bibliothèque sans assistance technique. Nous allons donc poursuivre les développement dans les 4 axes suivants: le design industriel du dispositif, l’ajout d’une interface d’utilisation, l’automatisation d’un maximum de fonctions, et la rédaction de guides d’utilisation. Notre objectif est de prototyper un produit minimum fonctionnel pour le mois de juin !

Développements principaux

1- Ajustement de la scénographie

Suite aux apprentissages de l’atelier #1, la mise en place du dispositif Bibliolab se finalise avec une disposition en coin tronqué composé de 2 grandes surfaces de projection (10’ de large et 5,5’ de haut) séparées par une surface de projection verticale centrale (3,5’ de large et 5,5’ de haut). Selon la position des caméra et l’organisation des projections, cette disposition accommode différents formats d’activités.

Conférence : les participants font face à un écran de contenu partagé et aux animateurs locaux et distants, de part et d’autre du contenu partagé. Les animateurs peuvent être présents simultanément ou l’un après l’autre. Du point de vue de l’animateur, il y a une continuité entre le groupe local, et le groupe distant affiché sur le côté. Ce mode met l’accent sur un contact visuel animateur-participants.

Dialogue : les participants sont face à face (l’animateur fait partie du groupe), avec la possibilité d’avoir un contenu partagé sur le côté. Ce mode met l’accent sur un contact visuel entre les groupes.

Nous avons installé 2 espaces à la SAT qui nous permettent de prototyper et tester des dispositions et du matériel pour raffiner l’installation au fur et à mesure de notre avancement. Notre objectif est de limiter l’encombrement, ainsi nous intégrons le plus de composantes directement dans l’architecture: projecteurs au plafond, projection sur les murs, haut-parleurs fixés aux murs, etc. Quand il n’est pas en usage, Bibliolab se résume à un coin de mur biseauté!

2- Choix des périphériques d’interaction

Écran de téléprésence / caméra : Dans le cadre d’un partenariat avec le Cégep régional de Lanaudière, nous bénéficions d’une expertise en design industriel pour affiner certains éléments du dispositifs Bibliolab. Notre réflexion sur les écrans de téléprésence s’est ainsi transformée en une intervention minimaliste pour placer la caméra directement devant la surface de projection. L’équipe d’INEDI nous accompagne dans la conception de supports de caméra discrets et facile à manipuler pour ajuster la position de la caméra (angle, hauteur, position au sol) en fonction des usages et des modes de présentation. Un premier prototype a été livré pour les tests usagers de mars afin de valider l’utilisabilité et de formuler des recommandations d’ajustement. Une deuxième version est actuellement en cours de développement.

Micros pour les participants : Nous avons changé de stratégie pour la captation de la parole des participants. Notre intention initiale était de faire une captation ambiante afin de favoriser les comportements naturels en évitant les déplacements des participants vers un micro, ou d’un micro vers les participants. Cependant, la captation ambiante entraînait souvent la création d’échos et de feedbacks, et rendait la gestion de la parole difficile. Nous avons donc exploré la piste des micros ludiques et la compagnie Catchbox a accepté de parrainer Bibliolab en nous envoyant 2 exemplaires.

Le micro Catchbox est intégré dans un cube de mousse ce qui permet de le lancer au participant qui demande la parole. Leur utilisation lors des tests usagers prouve que c’est une solution efficace qui a rencontré un franc succès auprès des usagers, et qui solutionne également certains problèmes techniques.

3- Création de contenu

L’atelier #1 avait mis en évidence que l’interaction Bibliolab reposait sur 2 types d’interaction différents: d’une part avec le contenu et d’autre part avec le groupe distant. Alors que l’interaction avec le groupe distant est la nature même de l’expérience Bibliolab, la création, l’édition et l’interaction avec le contenu peuvent être adressés avec des outils existants. En permettant de brancher un ordinateur portable dans le dispositif Bibliolab, il devient donc possible d’utiliser ces outils. Nous avons testé certains d’entre eux dans le but de pouvoir guider les usagers de Bibliolab dans leur utilisation.

Contenu interactif: Pour l’activité de l’heure du conte, nous avons créé un contenu interactif sur mesure grâce à l’outil Genial.ly. Nous avons numérisé les pages de l’album, sur lesquelles nous avons ajouté des marqueurs contenant des questions ou des informations complémentaires (image, article de référence, carte géographique). Une seule animatrice activait ce contenu à son gré, à partir d’un ordinateur portable branché dans Bibliolab, car Genial.ly ne permet pas une interaction multi-usagers. Les participants ont apprécié la taille des images projetées sur l’écran partagé pendant la lecture et la richesse des informations complémentaires “comme un documentaire”.