

A Guy Called Gerald propose une nouvelle lecture de son album Black Secret Technology (1995), une œuvre marquante dont l’approche avant-gardiste a contribué à définir les bases de la jungle. À travers son format improvisé « Live In Session », il en reconfigure en temps réel les textures sci-fi, les breakbeats percutants et les vocalisations spectrales, esquissant une vision renouvelée et résolument tournée vers le futur.

Pour son premier live, gyrofield réinvente la drum and bass dans une forme fluide, détaillée et chargée d’émotion. Breaks rapides, textures IDM fragmentées et tension ambient se croisent dans une performance aux élans mélodiques précis, entre montée d’intensité, relâchement et propulsion physique.

Honeydrip revient au Festival MUTEK pour la première mondiale de v i b r a t i o n, une œuvre audio-visuelle qui transforme son corps en une installation sonore vivante. Explorant une trame sonore dense et en mouvement, inspirée du dub, de la jungle et de la bass music, elle façonne en temps réel des résonances internes et des vibrations externes à travers ses mouvements.

Mia Koden présente sa toute première performance live, transposant son univers musical, marqué par la basse et le groove, dans un format en temps réel. Au cœur de cette proposition : un hommage vibrant à la culture sound system, où se rencontrent poids et espace, pression rythmique et profondeur atmosphérique. Attendez-vous à une traversée dense et immersive, portée par le dub, le dubstep, le broken beat, les steppas, la 2-step et au-delà.

Dans l’interprétation audio-visuelle de Sphaîra, Sara Persico et Mika Oki invitent le public à s’immerger dans un univers ambient où les frontières entre stimuli extérieurs et perception intérieure se troublent. Inspirée par les qualités acoustiques vaporeuses de la coupole du Théâtre expérimental de Tripoli, la performance entremêle imageries fractales, nappes soufflées et effets stroboscopiques abstraits dans une expérience brumeuse, hypnotique et profondément introspective.

Situé 150 ans après l’indépendance de l’Inde, A Passage to India (2097) transforme le dôme en un cosmos indofuturiste foisonnant. La partition électro-classique de Murthovic mêle synthèse modulaire et sonorités folkloriques sud-asiatiques, tandis que les visuels de Thiruda fusionnent archives filmées, cinématiques issues de moteurs de jeu et art génératif, réécrivant la mémoire impériale et entraînant le public à travers des temporalités fragmentées vers les ruines et renaissances imaginées de 2097.

Florence-Delphine Roux ouvre un nouveau chapitre avec Tumulte de Kessler. À travers des antennes radiophoniques sculpturales orientées vers l’orbite terrestre, elle compose à partir de signaux satellites, de fréquences parasites et de fragments de transmissions, révélant le portrait sonore d’un ciel en transformation, où constellations naturelles et infrastructures orbitales se confondent et se superposent.

Dans In the End, It’s All the Same Thing, Hermanos Riffo Gómez explorent les profondeurs du temps à travers les ramifications de l’héritage génétique, des micro-organismes anciens et des cycles de vie. Microscopie 3D détournée et modifiée, captations time-lapse de longue durée et échantillons manipulés en temps réel traversent arbres, maisons vides, espaces intérieurs et zones où mémoire intime, nature et espace cosmique se confondent.