

Des courants chaleureux de la deep house aux contours plus tranchés de la minimal techno, Dana Ruh aborde le dancefloor avec une précision affirmée, tissant avec finesse percussions aériennes, textures raffinées et basses profondes et roulantes. Connue pour sa polyvalence et son sens de l’élan, ses performances live évoluent de manière progressive, suspendues dans un équilibre subtil entre une hypnose fluide et une légèreté propice au mouvement.

Deux improvisateurs singuliers se rencontrent dans Drum Solo, un dialogue introspectif entre le batteur suisse Julian Sartorius et le producteur expérimental britannique Matthew Herbert. Les rythmes complexes et stratifiés issus de la collection de batteries, percussions et objets augmentés de Sartorius deviennent la matière première d’un traitement électronique en temps réel orchestré par Herbert, alors que le duo compose une atmosphère sonore dense à travers leurs approches hautement inventives.

Le trio Purelink, basé à Brooklyn et originaire de Chicago, s’associe à l’artiste visuelle Mika Oki pour la première nord-américaine d’une nouvelle collaboration audiovisuelle. S’ouvrant lentement, la performance se transforme en un flux cohérent à mesure que l’ambiance dub, les rythmes expérimentaux et l’électronica atmosphérique de Purelink se fondent dans la lueur de l’univers visuel brumeux et incandescent d’Oki.

Dave Huismans présente ex_libris, une exploration souterraine à travers les méandres de la deep house, de l’ambient et de rythmes expérimentaux. Textures altérées, percussions assourdies et nappes atmosphériques composent un paysage à la fois downtempo et orienté club, invitant le mouvement à émerger lentement et le temps à se déployer et se distordre.

À travers des pièces tirées de leur prochain album, le duo montréalais ebb déploie un mélange de new age dub, d’ambient, de downtempo et de trip-hop qui se déploie comme une romance mélancolique au ralenti. Réinterprétant les chansons à travers synthétiseurs et vocalisations live, elles plongent le public dans une atmosphère nostalgique et ombragée, où mélodies intimes, basses denses et textures spectrales oscillent entre douceur et tension.

Entre abrasivité incisive et ambient retenue, le kuduro rugueux de Nazar trace les tensions entre instinct de survie et abandon. Rythmes mutants, voix flottantes et structures sonores fragmentées traduisent les bouleversements émotionnels et la fragilité propres aux expériences de transformation.

Chaleureux et profondément ancré dans le rythme, le son hybride de Poirier marque la scène montréalaise depuis près de trois décennies. Cet été, il revient à l’album qui a marqué un tournant dans son parcours, en portant pour la première fois sur scène les ambiances épurées et les grooves détendus de Il n’y a pas de Sud… (2001) dans une nouvelle interprétation live pour MUTEK.